
Bios-extraits
Extraits de biograhies
"Parfois, avec mes parents et mes frères, il nous arrivait de descendre dans la famille de papa, en Haute-Garonne et en Ariège. J'ai gardé un souvenir chez des cousins à lui, qui habitaient vers Lavelanet. C'est là qu'était né mon papa, en 1943. Je me souviens de ces petites routes de montagne, qu'il aimait emprunter dans notre R18, passant des cols et longeant des ravins, un peu comme l'école buissonnière. Je devais avoir 8 ans environ. Ces cousins avaient des ânes ! Avec mon plus jeune frère, chacun sur sa monture, nous nous sommes baladés dans le pré et avons même sauté un muret."
Extraits de la biographie de Véronique M.
"Lors de mes recherches, je me suis aperçue que ces grands-parents aux cheveux gris et à la peau ridée, que l'on regarde avec nos yeux d'enfants, d'ados, de jeunes adultes, comme des personnes fragiles, à la vie rangée, bien réglée, qu'il faut sans doute protéger, ont vécu parfois des choses hallucinantes que l'on ne peut pas imaginer. Ils ont peut-être été tout le contraire de ce que l'on se représente d'eux. Derrière le visage souriant d'Elvire, se cachait une histoire riche, un vécu incroyable, dont elle ne parlait presque pas."
"Et puis, j'avais ma vraie grand-mère. Petite femme pleine de vie, à la fois discrète, qui ne parlait pas beaucoup d'elle mais savait ce qu'elle voulait. On l'appelait Elvire, ou carrément mémé Elvire. J'appris assez tard en parcourant actes de naissance ou de mariage, que son vrai prénom était Elvira. Avoir renié la voyelle italianisante de son prénom de baptême ne suffisait pas à cacher ses origines. Lors des repas de famille, elle parlait français avec son joli accent italien, qui lui faisait très légèrement rouler les r."
Extraits de la biographie de Carole F.
"À cette époque, tous les voisins s'entendaient bien et s'entraidaient. Certains possédaient un tracteur, d'autres non. Mais dans les terrains très pentus, le seul outil était la faux. Je me souviens d'une voisine qui remontait le foin sur son dos dans de grands sacs en toile de jute. Émilie était d'ailleurs la seule à encore savoir créer les crouhas, sortes de cônes qui permettaient de faire sécher l'herbe sur place, avant l'utilisation des botteleuses. Sinon, nous rentrions le foin en vrac dans les granges, à l'aide du chargeur de chantier et de son godet. Nous le remplissions de foin dans le pré, cela occasionnait de grosses parties de rigolade. Les foins étaient également pour mon père une occasion supplémentaire, en dehors de son travail, de parler sa langue maternelle, l'occitan. Là-haut dans les hameaux de montagne, jusque dans les années 1970, tout le monde le parlait, alors que ce n'était pas le cas à la maison."
Extrait de la biographie de Françoise E.
Une idée vous trotte dans la tête, même si elle n'est pas encore très claire pour vous, nous pouvons en parler et voir ensemble ce qu'il est possible de faire...

